Forêts et Ciels – Wajdi Mouawad (T03 et T04 de la saga ‘Le Sang des Promesses’)

Salut Salut !

Forêts et Ciels appartiennent à la tétralogie Le Sang des Promesses

  • Tome 1 : Littoral
  • Tome 2 : Incendies (chronique ici)
  • Tome 3 : Forêts
  • Tome 4 : Ciels

Bon, voilà, je voulais vous faire ici une sorte de « point saga » mais c’est un peu raté parce que : 1/ j’ai déjà lu et chroniqué Incendies, 2/ j’avais commandé Littoral mais il est en rupture de stock chez l’éditeur et 3/ Forêts et Ciels n’ont rien en commun ! D’ailleurs Mouawad dit que Ciels est le point final et que cette pièce de théâtre peut être vue comme perpendiculaire aux 3 autres.
Enfin bref ils auront quand même droit à un article commun ! D’ailleurs ils ont quand même un point commun : j’ai aimé les deux !
(je serais assez brève sur les deux parce que ce sont des pièces courtes et qu’il y a beaucoup de suspense….. à ne pas gâcher donc)

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● Editions Babel ● 2009 ● 240 pages ● 7.70€

La quatrième de couverture :

 

Après Littoral et Incendies, Mouawad continue son exploration du thème de l’héritage inconscient à travers des histoires croisées, portraits inattendus d’une descendance en décomposition. De 1917 à nos jours, Forêts dépeint un monde épileptique où les hommes reproduisent les déchirures de leurs ancêtres.

 

Forêts c’est une histoire forte sur les origines, un passé défait, une histoire à reconstruire et comme dans Incendies cette nécessité de couper le fil de la colère. Loup est le personnage principal, c’est une enfant qu’on charge de comprendre son passé à la mort de sa mère. Pleins de rebondissements malsains on suit ce livre comme une véritable enquête. Encore une fois bien plus qu’une pièce de théâtre, c’est un film. Un film que l’on regarde et devant lequel on a envie de crier, de se cacher mais que l’on continue de regarder parce que c’est fascinant.
Oui voilà, fascinant, si je devais résumer cette pièce en un mot ce serait celui là : Fascinant.
Je vous le conseil vivement (pas besoin d’avoir lu les autres : ce sont 4 œuvres à part) et JE VEUX vos avis !

Ma note : 20/20

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● Editions Babel ● 2009 ● 144 pages ● 7.70€

La quatrième de couverture :

 

Ciels clôt en contrepoint la tétralogie du Sang des promesses, après Littoral, Incendies et Forêts. Six personnages enfermés dans un lieu secret tentent de résoudre, grâce à des moyens technologiques ultrasophistiqués d’écoute et d’espionnage, une énigme liée à un attentat terroriste en préparation. Mais, tandis qu’ils tentent de sauver le monde, ils sont confrontés à leur propre vie privée puisque, ne pouvant en aucun cas dévoiler où ils se trouvent ni pour combien de temps, ils voient s’effriter peu à peu la trame de leur propre quotidien.

Ciels c’est tout à fait autre chose. C’est quelque chose qui nous dépasse, qui se déroule indépendamment de nous. Ce n’est pas tellement l’histoire des personnages qui compte mais c’est plus le pouvoir de la poésie. Bon, je suis un peu floue. En fait il s’agit d’un réseau secret qui s’occupe de repérer et d’empêcher de potentiels attentats. Et là vous vous demandez comment je peux vous parler de poésie et d’attentats en étant à la fois énigmatique et claire et à ça je vous réponds : à vos lecture !

Ma note : 15/20

Au final mon introduction aura été plus longue que mes avis ! Enfin bref, vous me direz ce que vous en avez pensé !

L’insoutenable Légèreté de l’être – Milan Kundera

« Le fleuve coule de siècle en siècle et les histoires des hommes ont lieu sur la rive »

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● Editions Folio ● 1982 VO / 1984 VF ● 476 pages ● 10€ ~

La quatrième de couverture :

«L’Insoutenable légèreté de l’être » traite de plusieurs thèmes, et place, au centre de tout, des personnages purement fictifs incarnant de grandes idées. Parmi eux, Tomas se cherche sous son double masque de libertin et d’amoureux passionné, alors que Tereza, la plus morale du livre, brigue l’amour pur, et que Sabina incarne la légèreté.

 

Bonjour à tous, aujourd’hui je voudrais vous présenter un livre que j’ai finit il y a quelques semaines déjà mais que je ne pensais pas chroniquer. Vous savez quand vous avez tellement de choses à dire à propos de quelque chose qu’au finale vous n’avez plus les mots. Mais finalement pour ceux qui ne connaisse pas déjà, je trouvais dommage de ne pas vous en faire profiter.
Kundera est un auteur Tchèque et ce livre se déroule pendant l’occupation russe de la Tchécoslovaquie.

C’est une œuvre humaniste avec des personnages d’une profondeur que j’ai rarement pu lire.
Les personnages donc, Sabina, Tereza, Franz, Thomas. Je ne vous les décrits pas, d’abord parce que ça prendrait 30 lignes pour chaque et puis surtout parce que l’auteur nous guide dans cette découverte alors je vous laisse faire le chemin seuls, sachez juste qu’ils sont très attachants.

De même pour les réflexions que ce livre soulève que je ne vais pas (toutes) lister mais qui me permettent de qualifier ce livre de bible philosophique, oui le mot est fort mais à la hauteur de ce qu’il m’a fait vivre. Je l’ai lu en à peu près un mois (avec des pauses pour lire des livres du lycée, parce que je ne voulais pas me dépêcher de le finir) et je pense pouvoir dire que pendant tout ce temps il m’a littéralement habité. Dans la vie de tous les jours j’ai pu observer les choses différemment ou voir certaines personnes autrement. Et puis le fait d’avoir passer beaucoup de temps dessus m’a permis de prendre pas mal de recul par rapport à ma lecture et du coup de mieux assimiler (et de m’attacher beaucoup plus aux personnages aussi puisqu’en un sens j’ai passé beaucoup de temps avec eux (hm, ça fait beaucoup de beaucoup))

Bon, je ne vais pas tout vous donner (faut dire que j’ai 4 pages de citations) et faut que vous le lisiez pour de vrai, mais en voilà quelques unes (un petit avant goût) :

« Le vertige, c’est être ivre de sa propre faiblesse »
« La folie, c’est le divorce avec l’humanité »
« C’est à cela que ressemble, Tereza le sait, l’instant où naît l’amour : la femme de résiste pas à la voix qui appelle son âme épouvantée et l’homme ne résiste pas à la femme dont l’âme devient attentive à sa voix »

Pardon pour ceux qui auraient voulu plus de détails sur l’histoire mais c’est ici que je m’arrête et que je vous laisse la liberté (non en fait je vous oblige) de le lire.

C’est un très très beau livre qui m’a énormément appris à la fois sur la vie et sur moi-même et qui en un sens m’a fait grandir un peu, il m’a vraiment marqué et je pense que je m’en souviendrais longtemps. Je le conseil vraiment à tout le monde

(je ne le note pas parce que, enfin je ne sais pas trop comment vous expliquer mais je n’y arrive pas!)

(Je suis désolée si c’est bof bof comme chronique mais c’est la deuxième fois que je la tape parce qu’elle s’est entièrement effacée)

 

Son Carnet Rouge – Tatiana de Rosnay

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● Editions Le Livre de Poche ● 2014 ● 188 pages ● 6.90€

La quatrième de couverture :

L’infidélité est-elle indissociable du couple ? Le conjoint trompé est-il toujours victime ? Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? Tels sont les thèmes que Tatiana de Rosnay décline au fil de ces nouvelles drôles et décapantes. Jeune fille au pair ou meilleure amie, les profils sont divers et les tentations multiples pour un homme. Pourtant les femmes, qu’elles soient bafouées ou volages, ne sont pas en reste. Elles se surpassent même : rendre leur bague sans un mot, tromper en retour, dévaster le domicile conjugal et déchirer les cœurs… ou simplement pardonner par amour ou par dépit. À travers ces histoires brûlantes d’amours interdites et de duperies démasquées, l’auteur revisite l’adultère dans tous ses états. Vengeances machiavéliques, situations tantôt tragiques, tantôt cocasses, les chutes inattendues de ces récits sont toujours croustillantes et parfois glaçantes. Sur un ton léger et souvent sarcastique, Tatiana de Rosnay nous offre un ouvrage jouissif, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

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 Ahhh Tatiana de mon cœur, comme on se retrouve. Je suis d’abord tombée amoureuse de ton écriture avec le suspense palpitant de Le Voisin puis tu m’as confortée dans mon amour avec l’émouvant Elle s’appelait Sarah et voilà qu’encore une fois tu ne m’as pas trompée avec Son Carnet Rouge (petit jeu de mot sympa, vous comprendrez plus bas).

Son carnet rouge est donc un recueil de nouvelles léger, à lire sur la plage, sur un banc dans un jardin ou tranquillement le soir dans votre lit, ici no prises de têtes garanties. Les nouvelles sont très courtes, à déguster à l’intercours de philo ou entre deux réunions. Elles traitent toutes de tromperies. Entre coucheries clandestines, secrets coquins et plaisirs inavoués on ne s’ennuie pas ! (mais il n’y a pas de scène de sexe pour ceux/ celles qui les attendaient)

En effet chaque histoire est unique, même si certaines comme celle avec une prostituée sont plus classique, et vous emporte dans un foyer différent avec des personnages différents, tous assez attachants, ou cocasses, même s’ils sont très éphémères (nouvelle oblige). La plume de Tatiana nous emporte et à la fin de chacune d’elles on en veut plus, on veut connaître la suite, on veut continuer de suivre les personnages.

Cependant, malgré les scénarios originaux, pour éviter l’effet rébarbatif je vous conseil de ne pas lire le recueil d’une traite mais de piocher dedans par petits bouts, elles n’en seront que meilleures !

Il y a aussi, juste un petit détail certes, mais qui fait sourire, pour le nom de certains personnages. En effet chaque nouvelle s’ouvre avec une citation par exemple : une citation de Molière (jb Poquelin pour les intimes) et le personnage s’appelle Jean Baptiste, ou une citation de Balzac (auteur d’Eugénie Grandet) et BAM un personnage qui s’appelle Eugénie. Ah oui elle s’est amusée ! Je vous laisse chercher les autres.

Bonne lecture les amis !

Ma note: 17/20

Rien qu’une chanson – Stacey Lynn – Premier abandon de l’année!

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● Milady (Central Park) ● 2013 VO / 2014 VF ● 432 pages ● 7.90€

 

Le Livre:

La mélodie du bonheur n’a jamais été si rock’n’roll…

Depuis qu’elle a perdu son mari et son fils, Nicole n’est plus que l’ombre d’elle-même. Sa meilleure amie, Mia, tente de lui redonner le goût de vivre. Un soir, au pub, elle la met au défi de se faire inviter par un bel inconnu. Nicole flirte alors avec un brun ténébreux, sans se douter une seule seconde qu’il s’agit de Zach Walters, rock star mondialement célèbre… Succombant au charme de la jeune femme, le chanteur lui propose de suivre le groupe en tournée. Les secrets du passé leur permettront-ils de former le duo dont ils rêvent ?

 

Mon avis:

Je n’ai pas accroché. Pourtant d’habitude avec ce genre de lecture je suis assez laxiste, mais là je n’ai même pas réussi à finir le bouquin! Je suis du genre à m’accrocher même quand je n’aime pas un livre quitte à le mettre de côté un temps, mais cette année j’ai décidée de ne plus perdre mon temps. Quand j’ai commencé, les premières pages semblaient pourtant prometteuses.

L’histoire est plate, tourne en rond, et Merlin, tellement prévisible. Soyons d’accord, l’histoire de Nicole est vraiment tragique mais l‘impact émotionnel que celle-ci est censé générer n’a pas marché avec moi. Il n’y a pas eu assez d’information sur la vie heureuse et pleine d’amour qu’elle avait (peut-être plus tard dans le roman, mais pas au bout de 250 pages en tout cas). Elle nous parle un peu de son mari, mais le fils n’a pas été mentionné beaucoup, ni combien elle a été bouleversée en tant que mère de perdre son enfant.

Zack est niais au possible, c’est le genre de gars un peu trop parfait, trop beau, trop compréhensible (il demande à Nicole de partir en tournée avec eux quelques heures après l’avoir rencontré!). Rien d’un « bad boy rock star » haha. Son histoire d’amour avec Nicole arrive bien trop vite, donc on s’ennuie (comme si on s’ennuyait déjà pas assez) très rapidement. Même le peu de sexe qu’il y a eu est ennuyant.

Et Mia? ah, la sulfureuse Mia! Même pas envie d’en parler. Ouais, les personnages secondaires (c’est quoi leur nom déjà?) sont fades et pratiquement inutiles. Je crois que tout dans ce livre relève du cliché, et mal amené en plus.

Le premier chapitre était bon et déjà le deuxième se révélait insipide. La suite n’était que cris, larmes et pages brûlées. Impossible de terminer.

Le tome 2 est sur ma bonne copine Mia, je ne peux plus attendre tellement j’ai hâte de le lire!

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L’instant présent – Guillaume Musso

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● Editions XO ● 2015 ● 374 pages ● 21.90€

 La quatrième de couverture :

Lisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an.
Il passe sa vie à la chercher…
…elle passe la sienne à l’attendre.

Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer :

 » Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel… « 

Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Et voilà que je ressors de l’ombre! Je n’ai effectivement pas lu depuis un moment (d’abord j’ai mis un temps interminable à finir Gargantua de notre cher ami Rabelais et ensuite il a fallu que je m’en remette!). C’est donc avec plaisir que je reviens et que je présente publiquement des excuses à Little pour l’avoir laissée faire vivre tout ça un peu seule (oui parce que on se rendait pas tellement compte avant mais c’est vachement de boulot!).

BREF, après cette longue période de non lecture c’est avec un soulagement énorme que j’ouvre (et referme dans la même journée) le dernier Musso. La grande fan que je suis ne peut évidemment pas dire du mal de ce dernier chef d’œuvre alors vous l’aurez compris: il s’agit d’un coup de cœur.

D’abord je voudrais m’expliquer sur le mot «chef d’œuvre» parce que je peux le sortir un peu à toutes les sauces il ne voudra pas forcément toujours dire la même chose. Ici je ne vous parle pas d’un chef d’œuvre avec une écriture poétique ou philosophique (quoiqu’il fait ressortir une réflexion sur le temps et la vie..) ou avec un onirisme symbolique hyper poussé. Ici c’est un chef d’œuvre dans le sens où il fait voyager (très important pour un livre), il nous tient en haleine jusqu’au bout (donc je ne dévoilerai rien ici) et surtout (point majeur vous me direz) on s’attache à ses personnages!

Parlons-en justement, des personnages. Arthur que l’on suit dès l’incipit dans un moment père-fils qui annonce de suite le ton de leur relation sera le personnage principal, on est avec lui dans l’incompréhension, la colère, la peur, mais aussi la peine et la joie. Un personnage compliqué mais dont on ressent les émotions avec plaisir. Lisa, le personnage féminin est aussi très intéressant. Elle représente l’idéal (comme toujours dans ces romans), la passion, le doute. C’est ce qui est génial avec les personnages de Musso, ils sont tellement prévisible et surprenant à la fois, tellement profond, tellement réels en fait. On pourrait les croiser demain ou dans deux ans en se promenant dans la rue.

A propos de l’histoire, je ne sais pas trop comment vous en parler sans tout gâcher mais sachez juste que je valide. Non plus sérieusement le fait qu’on vive avec les personnages fait qu’on se laisse embrigader sans trop réfléchir et je pense que c’est ça qui en fait le charme, se laisser porter, voir ce qu’il se passe et ensuite digérer (pour ma part ça a donné naissance à une longue promenade, histoire de tout bien assimiler).

Allez, assez blablaté! A vos lectures je veux tout savoir!!!

Ma note : 20/20

L’effet Papillon, tome 1 : Galilée – Lily Haime

[…] je n’ai rien connu de plus fascinant que ses incohérences. De plus incroyable que son regard quand il le pose sur moi. Que je me sens bien avec lui, en paix et heureux comme je ne l’ai pas été depuis bien longtemps.

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● Editions MxM Bookmark ● 2015 ● 379 pages ● 4.99€ numérique, 16€ format imprimé ● Lu: 01/03/2015

 Le Livre

« Je laisse toujours une fenêtre ouverte. Pour ne pas étouffer, pour pouvoir fuir… »
Alexandre vit dans l’ombre d’un père tyrannique, homophobe, violent et alcoolique. Quand il referme la porte de chez lui, il sait que tout peut basculer.
Au milieu d’une famille défaillante, bancale, au trouble secret, Alexandre mène une vie imparfaite, parfois douloureuse. Pourtant, il ne se résigne pas, jamais, luttant silencieusement pour ses propres rêves. Humbles et simples, mais ce sont les siens.
Un jour, il percute Jamie. Et dans le regard d’or du jeune homme, Alexandre voit ressurgir l’ombre d’un souvenir d’enfance.
Un battement d’ailes.
Comme un combat contre lui-même, contre ses craintes, contre ses peurs…
Un effet papillon.
Comme l’amour.
« Je laisse toujours une fenêtre ouverte. Pour pouvoir m’enfuir, pour te voir venir vers moi… »

Mon Avis:

Wahou. Wahou. Je ne sais pas trop par quoi commencer.

Je suis une grande fan de romance M/M et ça faisait longtemps que je n’en avais pas lu un: et je suis tombée sur cette petite merveille. Lu un après-midi, et tellement aimé que je pense me procurer la version papier. Je ressors de ma lecture toute retournée par ces deux garçons qui s’aiment s’en pouvoir se le dire, par ces deux garçons qui s’aiment sans pouvoir le dire.

Je ne reviendrais pas sur l’histoire, car je pense que le résumé est très bien, et je veux vous laisser tout découvrir.

L’amitié occupe une grande place dans les livres de Lily Haime, la notion de « famille » aussi. Pouvons-nous considérer nos amis comme faisant partie intégrante de notre famille? Alexandre vit avec son père violent, raciste et homophobe et avec sa mère qui a certainement trop peur pour dire quoi que soit. Mais en plus de ça, on découvre son groupe d’amis qui, avec leurs défauts, sont tous des personnages profondément gentils qu’on peut uniquement apprécier. J’ai particulièrement aimé le geek de la bande, Gaël avec son côté attachant.

J’ai trouvé l’histoire écrite avec beaucoup de réalité. Quand je commence un roman de ce type, j’ai souvent peur de tomber sur une histoire où les garçons homosexuels ont tous les « clichés » avec lesquelles on les représente la plupart du temps. Mais non, ici on découvre Alexandre, un garçon hétérosexuel mais qui va tomber sans vraiment le comprendre amoureux de Jamie. Ici on fait face, au même titre qu’Alex à ses doutes, ses questionnements, le joug de son père, son déni parfois… Comme dans Mathias et Mathias & Eden (même si on le ressens beaucoup moins ici) je pense que l’auteur soulève une question intéressante, peut-on aimer quelqu’un du même sexe sans pour autant être homosexuel?

Je redécouvre la plume de Lily Haime et j’en suis retombée amoureuse au même titre que son roman. Elle arrive à trouver les mots qui savent toucher l’âme et le cœur du lecteur. Alexandre est le narrateur du récit, et on pourrait presque avoir l’impression qu’il nous raconte l’histoire du futur, comme si c’était, Alex quelques années plus tard qui nous rédigeait son histoire avec Jamie.

Et la fin…. RAAAAAAAAH! Je hais profondément l’auteur pour ça. La suite sort le 14 mars, et autant dire que, révision ou pas, je me jetterai dessus.

Si vous n’avez jamais lu de romance M/M, je vous recommande de commencer par ce livre-ci, vous ne serez pas déçu un seul instant. N’hésitez pas à découvrir son autre duologie: Mathias et Mathis & Eden (qu’on entraperçoit dans ce tome d’ailleurs 😉 )

 ma note: 20/20

coup de coeur 2

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