Nous sommes tous des féministes suivi du texte « Les marieuses » – Chimamanda Ngozi Adichie – Un traité intelligent et vrai.

D’après un journaliste, (il fallait) éviter à tout prix de me présenter de la sorte (comme féministe) car les féministes sont malheureuses, faute de trouver un mari.
Cela m’a incitée à me présenter comme une Féministe Heureuse.
Puis une universitaire nigériane m’a expliqué que le féminisme ne faisait pas partie de notre culture, que le féminisme n’était pas africain, et que c’était sous l’influence des livres occidentaux que je me présentais comme féministe.
(…) puisque le féminisme n’était pas africain, j’ai décidé de me présenter comme une Féministe Africaine Heureuse.
C’est alors qu’un de mes proches amis m’a fait remarquer que me présenter comme féministe était synonyme de haine des hommes. J’ai donc décidé d’être désormais une Féministe Africaine Heureuse qui ne déteste pas les hommes, qui aime mettre du brillant à lèvres et des talons hauts pour son plaisir, non pour séduire les hommes.

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● Editions Folio (2€) ● 2015 ● 84 pages ● 2€ ● Lu: 22/07/2015

Le Livre:

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon Avis:

Comme certain le savent peut-être, je suis ouvertement féministe (fox aussi d’ailleurs, on à même fait nos épreuves de TPE sur ce sujet), c’est donc tout naturellement que j’ai acheté ce livre quand je suis tombé sur la chronique de Carnet Parisien. Pourquoi ne l’ai-je pas lu avant?

Ce livre parle très bien du sujet, et devrait être lu par beaucoup de monde. Beaucoup de gens associe le féministe à une haine envers les hommes et à un favoritisme des femmes (ah, et aussi, les féministes ne se rase pas il paraît). Cette idée fausse vient souvent de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent (ou alors d’autres qui se servent de ça pour diffuser la haine…). Chacun a sa propre définition du féministe, la mienne est simple. Le féministe vise à une équité entre les individus, et pour cela, il faut détruire les codes, les règles et les standards de la société. Des standards qui disent que les femmes et les hommes ne peuvent pas faire ceci, ou cela.

La conférence rend tellement bien à l’écrit, que j’imagine Chimamanda comme une oratrice formidable. La seconde partie est une nouvelle et est toute aussi intéressante. Elle parle d’un sujet important « les mariages arrangés ». Ces deux textes m’ont également permit de connaître plus en détail la culture nigérienne (encore une raison pour se procurer ce roman).

Dans notre société patriarcale, le cheminement vers l’équité est pavé d’embûches, qui peut passer par plusieurs stades, et notamment par une phase de rejet. Bien-sûr, il y a des extrêmes, comme partout, mais ce sont les généralités qui conduisent à l’ignorance. Alors non, les femmes ne sont pas faible et quand un homme pleure, cela ne remet pas sa virilité en doute. Et oui. Oui, les hommes aussi, peuvent être féministes.

ma note: 20/20

Je vous invite à aller lire les articles de Madmoizelle.com (ma bible) qui à un dossier vraiment très intéressant sur le sujet.

L’insoutenable Légèreté de l’être – Milan Kundera

« Le fleuve coule de siècle en siècle et les histoires des hommes ont lieu sur la rive »

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● Editions Folio ● 1982 VO / 1984 VF ● 476 pages ● 10€ ~

La quatrième de couverture :

«L’Insoutenable légèreté de l’être » traite de plusieurs thèmes, et place, au centre de tout, des personnages purement fictifs incarnant de grandes idées. Parmi eux, Tomas se cherche sous son double masque de libertin et d’amoureux passionné, alors que Tereza, la plus morale du livre, brigue l’amour pur, et que Sabina incarne la légèreté.

 

Bonjour à tous, aujourd’hui je voudrais vous présenter un livre que j’ai finit il y a quelques semaines déjà mais que je ne pensais pas chroniquer. Vous savez quand vous avez tellement de choses à dire à propos de quelque chose qu’au finale vous n’avez plus les mots. Mais finalement pour ceux qui ne connaisse pas déjà, je trouvais dommage de ne pas vous en faire profiter.
Kundera est un auteur Tchèque et ce livre se déroule pendant l’occupation russe de la Tchécoslovaquie.

C’est une œuvre humaniste avec des personnages d’une profondeur que j’ai rarement pu lire.
Les personnages donc, Sabina, Tereza, Franz, Thomas. Je ne vous les décrits pas, d’abord parce que ça prendrait 30 lignes pour chaque et puis surtout parce que l’auteur nous guide dans cette découverte alors je vous laisse faire le chemin seuls, sachez juste qu’ils sont très attachants.

De même pour les réflexions que ce livre soulève que je ne vais pas (toutes) lister mais qui me permettent de qualifier ce livre de bible philosophique, oui le mot est fort mais à la hauteur de ce qu’il m’a fait vivre. Je l’ai lu en à peu près un mois (avec des pauses pour lire des livres du lycée, parce que je ne voulais pas me dépêcher de le finir) et je pense pouvoir dire que pendant tout ce temps il m’a littéralement habité. Dans la vie de tous les jours j’ai pu observer les choses différemment ou voir certaines personnes autrement. Et puis le fait d’avoir passer beaucoup de temps dessus m’a permis de prendre pas mal de recul par rapport à ma lecture et du coup de mieux assimiler (et de m’attacher beaucoup plus aux personnages aussi puisqu’en un sens j’ai passé beaucoup de temps avec eux (hm, ça fait beaucoup de beaucoup))

Bon, je ne vais pas tout vous donner (faut dire que j’ai 4 pages de citations) et faut que vous le lisiez pour de vrai, mais en voilà quelques unes (un petit avant goût) :

« Le vertige, c’est être ivre de sa propre faiblesse »
« La folie, c’est le divorce avec l’humanité »
« C’est à cela que ressemble, Tereza le sait, l’instant où naît l’amour : la femme de résiste pas à la voix qui appelle son âme épouvantée et l’homme ne résiste pas à la femme dont l’âme devient attentive à sa voix »

Pardon pour ceux qui auraient voulu plus de détails sur l’histoire mais c’est ici que je m’arrête et que je vous laisse la liberté (non en fait je vous oblige) de le lire.

C’est un très très beau livre qui m’a énormément appris à la fois sur la vie et sur moi-même et qui en un sens m’a fait grandir un peu, il m’a vraiment marqué et je pense que je m’en souviendrais longtemps. Je le conseil vraiment à tout le monde

(je ne le note pas parce que, enfin je ne sais pas trop comment vous expliquer mais je n’y arrive pas!)

(Je suis désolée si c’est bof bof comme chronique mais c’est la deuxième fois que je la tape parce qu’elle s’est entièrement effacée)

 

Huis clos – Sartre

Huis clos de Jean Paul Sartre

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● Editions Folio ● 1944 ● 245 pages (avec Les mouches) ● 7.50€ ● Lu: juillet 2014

 

Pour cette chronique j’ai donc choisi un classique du théâtre contemporain : Huis Clos. J’imagine que vous connaissez tous l’histoire dans ses grosses lignes mais voici le résumé :

Quatrième de couverture :

GARCIN : -Le Bronze… (Il le caresse). Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je comprends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent… (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n’êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.)Alors, c’est ça l’enfer. Je n’aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril… Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l’enfer, c’est les Autres.

 

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