La Quête d’Ewilan, tome 2 : Les frontières de glace – Pierre Bottero – Pourquoi ai-je attendu si longtemps ?

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● Editions Le Livre de Poche ● 2003 ● 272 pages ● 7.60€

Le Livre: 

Ewilan et Salim sont partis avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles garantes de la paix. Un périple plein de dangers, au cours duquel Ewilan devra une fois de plus affronter ceux qui ont juré sa perte ; mais le groupe découvrira aussi de nouveaux alliés, dont une marchombre aux pouvoirs fascinants…

La Quête d’Ewilan, les chroniques.



Mon avis:

Qu’est-ce qu’il m’a pris d’attendre aussi longtemps pour lire cette merveille ? J’ai encore des frissons et des étoiles dans les yeux.

“Parce que sans tes yeux, je suis aveugle. Sans tes mots, je me perds. Parce que sans toi, mon âme est nue. Sans toi, je ne suis rien… Parce que… je t’aime…”

Une lecture dans la continuité du premier tome, très agréable et facile à lire. L’aventure est encore plus poussée et j’étais complètement dans l’histoire. J’ai adoré suivre la quête de nos personnages. Le tout reste très jeunesse, mais l’on sent quand même une certaine profondeur, que ce soit la psychologie des personnages ou l’univers très bien travaillé. Voilà une force qui était celle de Pierre Bottero: écrire des livres jeunesses sans prendre son public pour des enfants.

Le monde de Gwendalavir prend littéralement plus de couleurs et de féeries avec les descriptions extraordinaires du voyage (la quête !) que fait l’auteur à travers les yeux des personnages, mais aussi grâce aux petites citations présentes en chaque début de chapitre. L’histoire de Gwendalavir se dévoile.

Ce que j’aime par-dessus tout en Gwendalavir, outre la salade de champignons, c’est l’inutilité du mot impossible.
Merwyn Ril’ Avalon

Au-delà de l’imaginaire, ce livre est d’une profonde humanité. C’est une très belle histoire d’amitié, de dévotion et de solidarité. Il nous fait prendre conscience que le fait de trouver sa voie n’est pas forcément synonyme d’égoïsme. Une fois de plus, j’ai souri et même esquisser des petits rires grâce à l’humour bien présent, surtout avec Salim et Bjorn qui ne cessent de se lancer des piques parfois absurdes mais drôles. Les personnages, bien que toujours stéréotypés, sont mieux maîtrisés, leurs personnalités plus définies ce qui en fait un petit groupe extrêmement attachant. Deux nouveaux compagnons rejoignent d’ailleurs l’aventure.

“Tout parle à qui sait lire, voir et écouter.”

La seule chose qui m’a dérangé c’est que j’ai trouvé la fin peut-être un peu précipitée. Les événements s’enchaînent à toutes vitesses. J’aurais préféré que cette partie soit plus longue et détaillée. Le petit plus: à la fin il y a un glossaire des personnages/créatures du roman.

J’ai étudié l’autre monde. Il est déchiré par la guerre depuis des siècles. Les hommes s’y entretuent, anéantissent en une journée ce qu’ils ont mis des années à bâtir… J’aimerais pouvoir affirmer que cela n’existe pas en Gwendalavir, c’est hélas impossible. La guerre existe ici aussi. Peut-être l’homme est-il fondamentalement allergique à la paix ?
Maître Carboist, Mémoires du septième cercle.

Ma note: 4.5/5

coup de coeur 2

La Quête d’Ewilan:
1 – D’un monde à l’autre
2 – Les Frontières de glace
3 – L’Île du Destin

 

Son Carnet Rouge – Tatiana de Rosnay

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● Editions Le Livre de Poche ● 2014 ● 188 pages ● 6.90€

La quatrième de couverture :

L’infidélité est-elle indissociable du couple ? Le conjoint trompé est-il toujours victime ? Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? Tels sont les thèmes que Tatiana de Rosnay décline au fil de ces nouvelles drôles et décapantes. Jeune fille au pair ou meilleure amie, les profils sont divers et les tentations multiples pour un homme. Pourtant les femmes, qu’elles soient bafouées ou volages, ne sont pas en reste. Elles se surpassent même : rendre leur bague sans un mot, tromper en retour, dévaster le domicile conjugal et déchirer les cœurs… ou simplement pardonner par amour ou par dépit. À travers ces histoires brûlantes d’amours interdites et de duperies démasquées, l’auteur revisite l’adultère dans tous ses états. Vengeances machiavéliques, situations tantôt tragiques, tantôt cocasses, les chutes inattendues de ces récits sont toujours croustillantes et parfois glaçantes. Sur un ton léger et souvent sarcastique, Tatiana de Rosnay nous offre un ouvrage jouissif, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

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 Ahhh Tatiana de mon cœur, comme on se retrouve. Je suis d’abord tombée amoureuse de ton écriture avec le suspense palpitant de Le Voisin puis tu m’as confortée dans mon amour avec l’émouvant Elle s’appelait Sarah et voilà qu’encore une fois tu ne m’as pas trompée avec Son Carnet Rouge (petit jeu de mot sympa, vous comprendrez plus bas).

Son carnet rouge est donc un recueil de nouvelles léger, à lire sur la plage, sur un banc dans un jardin ou tranquillement le soir dans votre lit, ici no prises de têtes garanties. Les nouvelles sont très courtes, à déguster à l’intercours de philo ou entre deux réunions. Elles traitent toutes de tromperies. Entre coucheries clandestines, secrets coquins et plaisirs inavoués on ne s’ennuie pas ! (mais il n’y a pas de scène de sexe pour ceux/ celles qui les attendaient)

En effet chaque histoire est unique, même si certaines comme celle avec une prostituée sont plus classique, et vous emporte dans un foyer différent avec des personnages différents, tous assez attachants, ou cocasses, même s’ils sont très éphémères (nouvelle oblige). La plume de Tatiana nous emporte et à la fin de chacune d’elles on en veut plus, on veut connaître la suite, on veut continuer de suivre les personnages.

Cependant, malgré les scénarios originaux, pour éviter l’effet rébarbatif je vous conseil de ne pas lire le recueil d’une traite mais de piocher dedans par petits bouts, elles n’en seront que meilleures !

Il y a aussi, juste un petit détail certes, mais qui fait sourire, pour le nom de certains personnages. En effet chaque nouvelle s’ouvre avec une citation par exemple : une citation de Molière (jb Poquelin pour les intimes) et le personnage s’appelle Jean Baptiste, ou une citation de Balzac (auteur d’Eugénie Grandet) et BAM un personnage qui s’appelle Eugénie. Ah oui elle s’est amusée ! Je vous laisse chercher les autres.

Bonne lecture les amis !

Ma note: 17/20

Cinquante nuances de Grey – EL James

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● Le Livre de Poche ● 2014 ● 672 pages ● 6.90 € ● Lu: 25/12/2014

 

Cinquante Nuances de Grey de EL James (fifty shades pour les intimes)

 

« Ne fais jamais confiance à un homme qui sait danser »

 

 

Nous y voilà, ma première chronique littéraire, et en plus, elle est négative ! Pas entièrement j’imagine puisque je suis allé au bout, mais bon, je vais essayer d’aller au fond de ce que je pense.

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